28 par jour : c’est en moyenne, le nombre de visiteurs qui franchissent la porte du musée de Vierzon, en période d’ouverture du musée bien sûr (294 jours). Ils n’étaient que 23 en 2018. C’est vrai qu’on peut se féliciter de cette augmentation… Mais où est l’ambition, dans ces chiffres-là ? Qui peut se féliciter que, dans une ville comme Vierzon, avec les richesses patrimoniales que nous possédons (porcelaine, verre, Denbac, tracteurs ...), la fréquentation du musée soit si pauvre ?
D'abord, le musée en lui-même. La majorité municipale a gentiment enterré tout projet de musée digne de ce nom sur le site du B3 de la Société-Française. Pensez-donc. Le musée dans le B3 ? Inhumé à coup de pelleteuse. Une travée pour les tracteurs ? Noyée sous le béton de la future auberge de jeunesse.

Donc nous avons un musée vierzo-vierzonnais, plus petit, c’est vrai que l’office de tourisme qui en vante les bienfaits ! Les tracteurs qui, malgré ceux qui ne peuvent pas les voir en peinture, sont un élément touristique indéniable mais pas du tout mis en valeur. Il n’y a qu’à regarder le nombre d’engins qui dorment dans le hangar de l’association de la Mémoire industrielle et agricole que l’actuel musée serait même trop petit pour accueillir exclusivement des batteuses, locomobiles et tracteurs.
On se contente de peu parce qu’à Vierzon, le patrimoine, on s’en fout. Les fours à globe, qu’ils tombent. Le B3 de la Française n’intéresse les élus que parce qu’il peut servir à y positionner des projets coûteux comme l’auberge de jeunesse ? A quoi bon garder de vieux tas de ferraille comme les tracteurs ? Allez, au clou. A la déchetterie. Et on garde ce petit musée, confidentiel, qui ne mange pas de pain. Et en 2021, on sera content d’avoir accueilli 30 visiteurs en moyenne par jour.