Il y a ainsi, à Vierzon, des habitudes que l'on conserve même dans des situations exceptionnelles, comme le confinement que l'on vit. Ici, peut-être plus qu'ailleurs, on n'aime pas prononcer les mêmes mots qu'ailleurs, surtout si ces mots ne sont pas politiquement partagés.
Bien sûr, ce déni, dans la période que nous vivons est très anecdotique, elle prêterait même à sourire, s'il n'existait pas des choses beaucoup plus importantes. Saint-Amand-Montrond a été la première ville à adopter un bbiiippppp, Bourges et les communes de la zone police l'ont adopté aussi.
Et nous, à Vierzon, on ne voyait pas ce qu'un bbiiippppp "apporterait de plus" à la situation. Changement de braquet. Mais attention, à Vierzon ce n'est pas un bbiiippppp, pas de ça chez nous. Comment une ville de gauche pourrait adopter un bbiiippppp comme une vulgaire ville de droite ?
Parce que le coronavirus sait bien évidemment reconnaître un électeur de gauche d'un électeur de droite et qu'en croisant un électeur de gauche sur son chemin, le coronavirus va évidemment faire demi-tour !
Non, d'ailleurs, "ce n’est pas du tout le même arrêté qui a été pris à Bourges", lit-on dans la presse. D'ailleurs, il n'y a qu'à s'en rendre compte en lisant les trois arrêtés pris pour les trois principales villes du département. Il n'y a que les horaires qui changent. Mais le principal dans ces chicaneries sémantiques, c'est que les gens restent chez eux, qu'ils restent surtout confinés pour éviter la propagation du virus. Et si le bon sens seul présidait, nous n'aurions pas besoin d'arrêtés de ce genre.