Donc ce n'est pas mieux ailleurs, dont c'est la fatalité, donc continuons comme ça... A lire les commentaires suscités par les post sur la vacance commerciale rue Joffre et avenue de la République, on se rend compte que, finalement, le modèle que nous avons connu est mort et enterré.
Mais, paradoxalement, les mêmes qui n'y croient plus y croient encore puisqu'ils misent sur ce même modèle pour remplir les pas de porte vides sans un seul effort pour l'environnement de ces mêmes commerces qu'ils espèrent.
Les habitudes de consommations ont changé, c'est vrai, et ils rendent plus austères l'esprit d'une ville privée de commerces vivants.
Une fois le constat posé, que fait-on ? On fait croire que le balancier va revenir en arrière ? Que finalement, n'ayant pas d'autre modèle, épuisons celui-là jusqu'au bout ?
Et pourquoi ne pas profiter de ce creux devenu un abîme pour réfléchir à la ville dont on a besoin, pas celle de demain, celle d'aujourd'hui ? Pourquoi ne pas imaginer une avenue de la République avec non plus des commerces "classiques", mais plus de lieux de rencontres (bistrots...), d'espace agréable (arbres, bancs, terrasses...)
Pourquoi nos élus ne veulent -ils pas y réfléchir ? Sont-ils sans idées, sans perspectives ? Ou veulent ils fonctionner sur un ancien modèle qu'ils savent condamnés pour eux continuer à prospérer électoralement ? On se le demande.
Car la chute n'est pas nouvelle, elle dure, elle est de plus en vertigineuse, et rien n'est fait, rien n'est entreprise, si ce n'est l'illusion qu'on peut continuer ainsi. La politique, c'est prévoir et rien n'est prévu.
Dommage.
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