Dans un long texte publié sur Linkedin, Franck Jeannin, le créateur d’Algosup livre sa version des faits.
Il raconte la création d’Algosup dont on comprend que son exigence, d'emblée, c’est le B3, livré clef en main. Qu’il obtiendra de la communauté de communes
En 2023, il y a 28 étudiants seulement, ce qui n’empêche pas les projections de 500 élèves en 2030 de faire saliver les élus…
Pourtant, écrit-il, « Nous avons beau nous démener (60 dates de salons dans toute la France, communications sur les réseaux sociaux, implication d’Éric (NDLR : Larchevêque) et passage à la télé dans Qui Veut Être Mon Associé), nous voyons bien que les recrutements sont de plus en plus difficiles. Les écoles d’informatique poussent comme des champignons, il y a de moins en moins de jeunes qui choisissent des options scientifiques au bac, l’alternance attire plus que la formation initiale (notre modèle), et Vierzon s’avère être un handicap majeur."
Vierzon, handicap majeur… alors que les élus déroulent le tapis rouge et pensent avoir trouvé le mouton à cinq pattes qui va sortir cette ville de l’ornière.
Si ça ne marche pas, la faute à qui ? A la presse bien sûr !
En juin 2023, avant l’inauguration de l’école flambant neuve dans le B3, le Berry titre, après avoir rencontré des parents d'élèves inquiets : « L’école Algosup, à Vierzon, pas encore en mesure de délivrer des diplômes Bac+5 : des parents et étudiants inquiets ».
« Cet article est toujours en ligne derrière un portail payant, il faut bien que la presse locale vive », écrit le promoteur de l’école. L’abonnement est toujours moins onéreux qu’une année à Algosup à 9.500 euros...
Et le pompon, bien sûr : « Nous savons maintenant que les parents ainsi que la journaliste ont été instrumentalisés par quelqu’un qui avait un agenda politique. »
On apprend aussi qu’en avril 2025, « une triche massive durant les examens via des IA locales (type ChatGPT) installées sur les machines des étudiants. » Algosup réalise « avec stupeur, que plus de la moitié de nos étudiants n’ont pas le niveau pour passer dans la classe supérieure. Certains ne savent même pas écrire la moindre ligne de code sans aide extérieure. »
Après cette fermeture, le créateur de l’école va bien : « Si je dois résumer mon état d’esprit en une phrase, ce serait la satisfaction d’avoir essayé. Cette aventure a été infiniment plus difficile et éprouvante qu’imaginé, mais est-ce que cela justifie de ne tenter que ce que l’on est certain de réussir ?
Je sors de tout cela grandi, riche de nouvelles expériences et des rencontres formidables qui ont jalonné cette aventure. »
Il ajoute : « Une des grandes satisfactions de cette aventure, c’est aussi d’avoir littéralement changé la vie d’une poignée d’étudiants (c’est eux qui le disent), et leurs messages m’ont beaucoup touché. »
Quid des autres ? Pas un mot sur l’argent public qui a servi à construire l’école et que le contribuable va donc payer. Pas un mot sur la désillusion des élèves qui sont endettés. Et bien sûr, nos élus font l'autruche. Pour le créateur c'est la faute, pour les élus, c'est la faute des autres.
Peut-on encore les croire ?