“Je suis pas raciste, mais…”
“Je suis pas homophobe, mais…”
“Je suis pas misogyne, mais…”
À chaque fois, c’est le même sketch
Ça commence toujours par une belle tentative de se dédouaner, comme si balancer une phrase problématique devenait soudainement acceptable du moment qu’on colle un petit “je suis pas” devant
Mais soyons clairs : ce genre d’introduction n’est pas une excuse, c’est un drapeau rouge ! C’est l’équivalent verbal de “Je veux pas être méchant, mais…” juste avant de l’être à 200%
Tu sais que ce que tu t’apprêtes à dire est limite, alors tu le maquilles, tu poses une étiquette de bonne personne sur un discours qui pue les préjugés, tu veux garder l’image de quelqu’un de correct, tout en crachant ton jugement, tu veux le confort de l’innocence, tout en lâchant ton venin
Mais on ne met pas une ceinture de sécurité après l’accident ! Et on ne cache pas des idées moisies derrière une tournure de phrase
Le respect, ce n’est pas une option qu’on coche selon l’humeur, ce n’est pas un masque qu’on enlève une fois la phrase lancée
On ne maquille pas les jugements sous prétexte de “juste dire la vérité”
Parce que ce que tu dis, ce n’est pas “la vérité”, c’est seulement ton ignorance qui parle, ton inconfort face à ce qui te dépasse, bref ta peur de l’autre
Et tant qu’on continuera à tolérer ces “je suis pas X mais…”, on continuera à banaliser des discours qui n’ont rien de neutre !
Le respect, c’est pas un “mais”, c’est un minimum, bordel !
- Madame Vierzonitude -
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