Incroyable!A Vierzon la belle et la rebelle,dirigée par des nostalgiques du Front populaire de 1936,aucune infrastructure sportive ne porte le nom glorieux de Léo Lagrange.<br />
Par contre,beaucoup de sites portent le nom d'un copain.<br />
Et la mairie continue de semer la zizanie entre les clubs en choisissant un bénévole plus qu'un autre.<br />
Le pire,c'est que le Président Métrot,Charles Moreira et Jean Pierre Piétu n'ont jamais rien demandé!<br />
Mais allez savoir pourquoi,à Vierzon,les figures du Front populaire comme Léo Lagrange,Marx Dormoy et Roger Salengro n'ont rien à leur nom sur Vierzon.<br />
Incroyable!
Rebaptiser le gymnase Henri Sellier,père des cités HBM,qui deviendraient plus tard les cités HLM,en gymnase Christian Métrot,paix à son âme,c'est comme rebaptiser le Stade Brouhot du nom d'un ancien dirigeant du football club de Vierzon,en oubliant l'apport du Stade Vierzonnais et de l'Eglantine.<br />
Pourquoi un dirigeant du Cajo et pas un dirigeant de l'USV?<br />
Pourquoi cette préférence alors que l'érection du gymnase Henri Sellier a été initiée par Michel Sansu,ancien joueur et dirigeant de l'USV?<br />
Pourquoi pas Jean Bidot,Léon Palisse,ou une femme?<br />
Vite,debaptisons le gymnase Albert Camus pour le rebaptiser du nom d'un ancien Président de l'Eglantine Hand ball!<br />
Debaptisons le Stade Constant Duval pour le rebaptiser Stade Micvel Bourderioux et debaptisons le stade Robert Barran en Stade Claude Girard ou stade Raymond Aubailly.
Pourquoi ne pas baptiser le gymnase Henri Sellier le gymnase Léon Landini?<br />
Léon Landini,héros de la Résistance récemment décédé.<br />
Après tout la mairie nous a imposé Simone Veil pour le centre de santé,alors pourquoi aps Léon Landini pour le gymnase?<br />
Pourquoi préférer les bénévoles du Cajo aux bénévoles de l'USV?<br />
Serait ce parce que Bastian Duenas a été dirigeant et arbitre de l'USV?
N'oublions pas que pendant de nombreuses années,ce gymnase fut partagé par les 2 clubs de basket ball vierzonnais,le Club Athlétique de la Jeunesse Ouvrière et l'union Sportive de Vierzon.<br />
Là on baptise le gymnase du nom d'un bénévole du club de basket qui n'existe plus.Pourquoi pas.Mais et l'USV alors?<br />
Debaptisera t on à l'avenir le gymnase Fernand Léger pour lui attribué le nom de Gérard Lafond,François Feneyrol ou Mathilde Mabilat?<br />
2 poids 2 mesures?
Le phare de l'île Saint-Esprit enfonce son regard oblique dans le ciel rond. L'estran met l'île Marie à portée de terre. Le temps d'une marée basse, elle s'attache au continent dans le ronronnement doux de la mer qui revient. De là où s'effrite le sable, Vierzon jette ses dernières lumières dans la bataille de la nuit. Au petit jour, le Bistrot du port déversera ses cales de croissants tièdes sur les habitués de la Renverse, le bateau du père Seb, le premier à sortir, le dernier à rentrer. Le zinc tanné par les manches des cirés jaunes bavarde ses silences imposés : parfois, dans le bistrot salé, il faut faire place au silence pour mieux veiller aux récits. Le café se remplit chaque heure d'une houle synthétique, fait d'humains en partance, en revenance, entre deux horaires. Il y a la crème des commerçants, le dessus du panier des marins-pêcheurs, la haute société retraitée qui confond les larmes et les embruns, pour ce qu'elles ont de souvenirs iodés à retenir dans les filets. Plus loin, près de la capitainerie, la butte de Sion jette un regard circulaire sur l'ensemble de la ville. Elle ressemble, en ce matin d'été, à l'idéal que l'on se fait du bonheur transversal : entre l'impression d'être ancrée ici tout en étant ailleurs. C'est sûr que la mer aimante ce qu'elle touche. C'est sûr que la mer déverse, sur le sillon des fins reliefs, la preuve que sans elle, Vierzon ne serait pas Vierzon. Le marché fourmille, sur les places centrales. Le soleil, déjà chaud, est à marée haute. Une trace de vent raye l'air lourd à porter. Les bistrots sont accoudés à la curiosité de la foule : c'est étonnant comme les terrasses s'étalent, comme elles semblent animées de l'électricité marine qui, une fois coupée, c'est sûr, rend la mer plate comme une rue piétonne. L'étrange idée qu'on se fait d'être ici n'est rien à côté de cette formidable idée d'y être née. La mer a son industrie propre et son économie personnelle. Vierzon sans la mer aurait ressemblé à ces villes moyennes punaisées au centre de la France sans qu'aucun grain de sable ne déborde de son destin. C'est étonnant d'être d'un continent tout en étant relié à la mer, cette faculté d'être à la fois le solide et le liquide, de défier les loirs de la transparence. J'allonge un pas décidé vers les rues que je préfère, les deux-trois cafés où sont sanglés les derniers secrets du jour et qui m'attendent, comme autant de valises à emporter. Plus on s'éloigne du port, dans le ventre de la ville, plus la ville durcit son statut de ville. Plus on s'enfonce dans la terre, plus la terre vous admet. Entre les rives et la tonitruante cité de l'arrière-ville, deux mondes s'affrontes. Ils étaient quatre jadis, quand la ville éclatée en quatre entités distinctes, se disputaient son destin. Quand plus tard, par raison, la ville a noué ses quatre communes indépendantes, chacune d'entre elles a gardé sa ligne d'eau, ses aspects, son nom, sa façon d'être. Etre de Vierzon ne signifie pas être à Vierzon, mais des Forges, de Villages, de Ville ou de Bourgneuf. Les quatre quartiers bruissent pourtant des vagues qui reviennent, je les entends galoper, pour remettre à niveau, la mer avec la terre. Pour remettre l'île Marie dans sa façon d'être une île. Je suis à la terrasse du café « T'as voulu voir... » Brel y a laissé une dédicace amoureuse. Si Vierzon avait la mer, serait-ce encore Vierzon ou une façon d'être Vierzon ?
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