"Le quartier gare évolue, se modernise et s’adapte à notre temps en conjuguant mobilité, accueil de start’ups, de formations continues, de formations supérieures.... C’est l’avenir de notre ville qui prend forme ici avec ces nouvelles fonctions indispensables à la vie de notre cité, de notre département, de notre région. Déjà, plus de 130 personnes ont investi ces bâtiments avec le Campus numérique".
Ces phrases sont issues du discours du président de la communauté de communes, François Dumon en juin dernier, soit juste après la fermeture d'Algosup dans le B3. A l'époque, nos élus n'avaient pas de mots assez élevés pour considérer la chance qu'avait Vierzon d'accueillir cette école. Tout est oublié désormais passons à autre chose.
Le chantier du nouvel Institut de Formation en Soins Infirmier et Institut de Formation d’Aide-Soignant (IFIS/IFAS) sera lancé dès janvier 2026, dans le B3 de la Française.
"L’objectif est de faire de ce lieu un pôle universitaire avec le Campus numérique", ajoute le président de la CDC C'est mot pour mot ce qu'il disait avec Algosup, et comme c'est fini, hop, on passe sur l'IFSI. Il nous annonce d'ailleurs "plus de 450 étudiants qui prendront place en plein cœur de ville", sans préciser que ces étudiants existent déjà à Vierzon, "à proximité de la gare, de la médiathèque, lieux de culture, le théâtre, le cinéma, le conservatoire."
C'est vrai que Villages est tellement loin du centre-ville. Ces discours sont artificiels, ils ne reflètent pas la réalité du terrain mais les fantasmes des élus. Même logique pour les poubelles, le président de la CDC ne doit pas vivre dans la même ville que nous, il doit avoir des lunettes déformantes ou destinées à courber la réalité comme il aimerait qu'elle le soit.
Il croit toujours, comme depuis quarante ans, à l'essor d'une ville qui, finalement, n'a jamais cessé de lui couler entre les doigts, comme le nombre de ses habitants, il croit encore faire venir des habitants sur notre territoire". Et ceux qui y sont déjà, ils comptent pour du beurre.
"C’est comme cela que nous pourrons répondre au défi démographique qui nous est posé", ajoute-t-il. La même rengaine depuis des décennies, les mêmes artifices, les mêmes mots vidés de leur sens, les mêmes discours creux qu'on adapte à chaque situation nouvelle, à chaque ruban coupé on crie victoire", mais victoire de quoi ?
On ne fait que déplacer une école qui existe déjà dans d'autres locaux. Algosup est déjà rayé des mémoires. C'est pourtant une erreur pour laquelle la communauté de communes y est pour beaucoup. Pour avoir cru aux chimères. Comme lorsque les élus de Vierzon imaginaient atteindre les 50.000 habitants sur la seule certitude de leur doigt mouillé.
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