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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


3) On vient toujours ร  Vierzon pour une bonne raison

Publiรฉ par vierzonitude sur 18 Novembre 2025, 08:21am

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3) On vient toujours à Vierzon pour une bonne raison

Qui aurait parié un sou que des Espagnols, réfugiés à Vierzon, de la guerre d’Espagne, croisent une branche de Vierzonnais venus directement de Normandie, pour nourrir et étoffer une famille dont le patronyme est aussi courant en Seine-Maritime qu’il est rare dans le Cher ?
A la mort de sa mère, mon père a été « adopté » par l’une de ses soeurs,  dans leur Normandie natale, quelque part autour de Dieppe et d’Arques-la-Bataille, en Seine Maritime. 
Hasard géographique, ma tante et son mari, Isodore, profession verrier, arrivent à Vierzon, à la fin des années 1930, mon père avait entre huit et dix ans. 
Mon oncle avait quitté, avec sa famille, sa terre normande pour venir travailler dans l’une des verreries de la ville. Vierzon fumait de toutes ses usines, à cette époque, et des transhumances économiques comme celles-ci faisaient venir des ouvriers de partout à partir desquels des générations de familles vierzonnaises sont nées. 
Plus tard, Marius, un autre de mes oncles, l’un des frères de mon père, doit quitter le Havre pour gagner Vierzon. Non seulement sa maison a été bombardée pendant la seconde guerre mondiale, mais surtout, il vient pour occuper un poste d’aiguilleur à la SNCF. Un Beurion à Vierzon, c’est un hasard, deux une fatalité.
Ce n’est pas tout, Albert, un autre de mes oncle, autre frère de mon père (la fratrie est grande, mon père en est le dernier) vient lui aussi habiter temporairement à Vierzon chez l’un de ses frangins. 
Trois frères, une sœur, quatre Beurion sur le territoire vierzonnais, descendus de leur Normandie natale, ont fondé une saga familiale singulière. 
Le 28 novembre 1938, mon père avait dix ans lorsque sa mère, Suzanne, Blanche, Hélène née Cacheux, veuve Beurion, a rendu son dernier souffle. C’est à partir de ce décès que tout s’enchaîne. Je suis l’enfant de cet héritage, Marie, Isidore, Marius, Alphonsine, Christian, Alice, Marcel et tant d’autres, neveux et nièces de mon père, cousins et cousines, autant de prénoms qui ont tourné autour de moi comme autant de planètes dans mon système familial.
Encore aujourd’hui, quand je grimpe encore cette rue vierzonnaise, je pense à mon géant d’oncle Marius et à sa petite femme Alphonsine. Je repasse la porte en bois, le petit porche, les escaliers pour grimper à la cuisine, la table où Marius m’a appris à jouer à la belote. 
Souvent, je me suis imaginé le départ de ma tante Marie et de mon oncle Isidore pour Vierzon, avec mon père dans leurs bagages. Je n’ai jamais su ni pourquoi, ni comment ils ont débarqué à Vierzon. La pudeur des hommes de l’époque de mon père retenait en lui les épisodes douloureux de sa vie.
A quel moment, Isidore et Marie ont prononcé Vierzon pour la première fois ? Pourquoi ont-ils pris une telle décision ? A quel instant précis le destin des Beurion s’est cristallisé sur le centre de la France ?
Plus tard, au hasard un travail historique et généalogique sur l’histoire des Espagnols exilés à Vierzon mêle branche espagnole et branche familiale. D’autres noms apparaissent comme Dumesnil, Caudron, Cravezic, Démarais, Delahaye, mais aussi bien sûr, Calvo (la branche espagnole), Naruc, Mathioux (pas sûr de l’orthographe), croisent les lignées de Beurion, un mélange d’ailleurs et d’ici. 
Quel fabuleux trait que celui tracé entre Vierzon et la Seine-Maritime. Au début des années 1950, ma mère, née à Saint-Amand-Montrond est en vacances, dans une fermette, derrière la rue André Ribaud, au bout du Rio. Elle y rencontre mon père, ils se fiancent, se marient et je deviens le troisième enfant de la famille, né à Vierzon et qui grandit à Vierzon. 
La suite, ce sera pour une autre fois...

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