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Et le cinéma alors ?
Publié par vierzonitude
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2 Novembre 2025, 18:28pm
Toutes les opportunités sont bonnes ! Avant la grande concertation municipale du 15 décembre de la maire-candidate, voici le grand raout de la communauté de communes-Semvie avec... les 20 ans du centre de congrès le 26 novembre prochain.
Etonnant anniversaire qui n'associe pas le cinéma, d'autant plus étonnant que le centre de congrès c'est le cinéma ! Né il y a vingt ans de la volonté du dernier mandat de Jean Rousseau, on attend qu'il soit invité à la fête pour le féliciter.
Pourquoi le cinéma n'est pas associé à cet anniversaire, car en soi les vingt ans du centre de congrès on s'en bat un peu l'oeil. Alors que le cinéma, il est toujours là, aux côtés des Vierzonnais. Difficile de comprendre la logique municipale :
on nourrit à coups de subventions un festival du film mais on met de côté le cinéma quand on devrait fêter ses vingt ans ! Mais c'est vrai, il n'y a pas de paillettes, pas de tapis rouge et les vrais vedettes ce sont les cinéphiles. Mais on ne se refuse pas une autocongratulation avant le lancement officiel de la campagne électorale, c'est gratuit et ce n'est pas inscrit dans les comptes de campagne.
Décidément, nos décideurs ne nous épargnent rien.
Toutes les opportunités sont bonnes ! Avant la grande concertation municipale du 15 décembre de la maire-candidate, voici le grand raout de la communauté de communes-Semvie avec... les 20 ans du centre de congrès le 26 novembre prochain.
Etonnant anniversaire qui n'associe pas le cinéma, d'autant plus étonnant que le centre de congrès c'est le cinéma ! Né il y a vingt ans de la volonté du dernier mandat de Jean Rousseau, on attend qu'il soit invité à la fête pour le féliciter.
Pourquoi le cinéma n'est pas associé à cet anniversaire, car en soi les vingt ans du centre de congrès on s'en bat un peu l'oeil. Alors que le cinéma, il est toujours là, aux côtés des Vierzonnais. Difficile de comprendre la logique municipale :
on nourrit à coups de subventions un festival du film mais on met de côté le cinéma quand on devrait fêter ses vingt ans ! Mais c'est vrai, il n'y a pas de paillettes, pas de tapis rouge et les vrais vedettes ce sont les cinéphiles. Mais on ne se refuse pas une autocongratulation avant le lancement officiel de la campagne électorale, c'est gratuit et ce n'est pas inscrit dans les comptes de campagne.
Décidément, nos décideurs ne nous épargnent rien.
Bonjour<br />
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Voici quelques infos complémentaires.<br />
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Le centre des congres ne dépend que de l'office de tourisme (donc indirectement de la communauté de communes cdc) mais en aucun cas de la municipalité. Cet anniversaire est organisé à l'initiative du personnel qui le gère, sans intervention d'aucun politique (cdc et municipalité). j'ai moi même donné mon accord sans être aucunement à l'origine du projet.<br />
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Si pour vous, le centre des congres est insignifiant, il est cependant une des principales sources de revenu de l'office de tourisme (qui ne sont hélas pas très nombreuses. il n'y a ni grand château, ni grand ZOO sur Vierzon...). Cet anniversaire est aussi une marque de l'implication du personnel qui gère cet organisme, et il est donc apprécié ainsi. Vous qui valorisez tant Vierzon, vous pourriez vous y intéresser de façon un peu plus positive.<br />
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Pour ma part, je ne suis pas de Vierzon, Je n'ai aucune ambition politique dans un futur proche (ni sur Vierzon, ni ailleurs: je ne me représente pas dans ma commune), donc cet événement n'ai aucunement lié aux futures élections municipales. Et oui la cdc, c'est aussi 15 autres communes autour de Vierzon, qui parfois n’apprécient pas toujours d’être intégrées dans votre discours très critique que vous diffusez sur Vierzon. <br />
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D'autre part, si le centre des congres, est en effet localisé dans les mêmes locaux que le cinéma, il n'y a pas plus de dépendance les uns avec les autres. ces deux organismes n'ont pas la même histoire, donc il est logique de ne pas fêter des anniversaires en commun. je ne connais pas l'histoire du cinéma (je ne suis pas un vieux de Vierzon) et probablement que le personnel du centre des congres non plus. Pour le reste, nous sommes en bon terme avec les équipes du cinéma et seront heureux de les recevoir lors de cet anniversaire et heureux de participer aux manifestions qu'ils peuvent organiser de leur côté.<br />
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Jacques Toru<br />
Vice président de la communauté de commune<br />
Président de l'office de Tourisme de Vierzon Sologne Berry
Bonjour, <br />
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L'ascenseur est-il réparé ? <br />
Parce que entre les escaliers roulants en panne depuis des années et l'ascenseur qui ne fonctionnait pas ces derniers temps, cela va être difficile de livrer les petits fours pour cette séance d''autosatisfaction.
Le phare de l'île Saint-Esprit enfonce son regard oblique dans le ciel rond. L'estran met l'île Marie à portée de terre. Le temps d'une marée basse, elle s'attache au continent dans le ronronnement doux de la mer qui revient. De là où s'effrite le sable, Vierzon jette ses dernières lumières dans la bataille de la nuit. Au petit jour, le Bistrot du port déversera ses cales de croissants tièdes sur les habitués de la Renverse, le bateau du père Seb, le premier à sortir, le dernier à rentrer. Le zinc tanné par les manches des cirés jaunes bavarde ses silences imposés : parfois, dans le bistrot salé, il faut faire place au silence pour mieux veiller aux récits. Le café se remplit chaque heure d'une houle synthétique, fait d'humains en partance, en revenance, entre deux horaires. Il y a la crème des commerçants, le dessus du panier des marins-pêcheurs, la haute société retraitée qui confond les larmes et les embruns, pour ce qu'elles ont de souvenirs iodés à retenir dans les filets. Plus loin, près de la capitainerie, la butte de Sion jette un regard circulaire sur l'ensemble de la ville. Elle ressemble, en ce matin d'été, à l'idéal que l'on se fait du bonheur transversal : entre l'impression d'être ancrée ici tout en étant ailleurs. C'est sûr que la mer aimante ce qu'elle touche. C'est sûr que la mer déverse, sur le sillon des fins reliefs, la preuve que sans elle, Vierzon ne serait pas Vierzon. Le marché fourmille, sur les places centrales. Le soleil, déjà chaud, est à marée haute. Une trace de vent raye l'air lourd à porter. Les bistrots sont accoudés à la curiosité de la foule : c'est étonnant comme les terrasses s'étalent, comme elles semblent animées de l'électricité marine qui, une fois coupée, c'est sûr, rend la mer plate comme une rue piétonne. L'étrange idée qu'on se fait d'être ici n'est rien à côté de cette formidable idée d'y être née. La mer a son industrie propre et son économie personnelle. Vierzon sans la mer aurait ressemblé à ces villes moyennes punaisées au centre de la France sans qu'aucun grain de sable ne déborde de son destin. C'est étonnant d'être d'un continent tout en étant relié à la mer, cette faculté d'être à la fois le solide et le liquide, de défier les loirs de la transparence. J'allonge un pas décidé vers les rues que je préfère, les deux-trois cafés où sont sanglés les derniers secrets du jour et qui m'attendent, comme autant de valises à emporter. Plus on s'éloigne du port, dans le ventre de la ville, plus la ville durcit son statut de ville. Plus on s'enfonce dans la terre, plus la terre vous admet. Entre les rives et la tonitruante cité de l'arrière-ville, deux mondes s'affrontes. Ils étaient quatre jadis, quand la ville éclatée en quatre entités distinctes, se disputaient son destin. Quand plus tard, par raison, la ville a noué ses quatre communes indépendantes, chacune d'entre elles a gardé sa ligne d'eau, ses aspects, son nom, sa façon d'être. Etre de Vierzon ne signifie pas être à Vierzon, mais des Forges, de Villages, de Ville ou de Bourgneuf. Les quatre quartiers bruissent pourtant des vagues qui reviennent, je les entends galoper, pour remettre à niveau, la mer avec la terre. Pour remettre l'île Marie dans sa façon d'être une île. Je suis à la terrasse du café « T'as voulu voir... » Brel y a laissé une dédicace amoureuse. Si Vierzon avait la mer, serait-ce encore Vierzon ou une façon d'être Vierzon ?
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