Ma chère maman,
je te parle souvent de mon vélo, avec lequel je visite cette ville dans ses moindres détails, que ce soit le long du Cher, même si certains chemins restent difficilement praticables, le long du canal de Berry ou bien sûr, les les méandres des différents quartiers de Vierzon. Mais, jamais, je ne t’ai parlé du garage à vélos, tout neuf, que la ville a fait construire juste en face de la Banque de France.
Dans une autre de mes lettres, maman, je te montrerai ce qu’était cet endroit avant que le canal de Berry, qui traversait la ville de part en part, ne soit bouché. Ce que je te montre là, sur la photo, c’est l’après, l’aménagement en quelque sorte, le produit fini, tu trouveras aussi des photos de la construction et même une image de l’ancien garage à vélos, tout en bois.
C’est ici que je le dépose, lorsqu’au retour d’une longue balade, j’envisage de me poser un peu dans l’un des cafés de la ville. Pour éviter que mon vélo n’embarrasse l’espace public, je le pose ici, dans ce beau garage qui est en plus surveillé, un charmant couple qui veille sur les deux roues des Vierzonnais.
En fait, cette construction est l’ouverture vers le centre de la ville, comme une porte en fait, que l’on franchit pour être dans la place. Le muret n’est pas terminé mais déjà, je présage que les enfants se feront une joie de grimper dessus pour être à la même hauteur que leurs parents. Je l’ai déjà vu, sur le muret en pierre du square Emile Péraudin.
A gauche, maman, tu peux apercevoir un petit bout du mur de la Banque de France un bâtiment cossu, avec deux ailes et une haute grille. Et à droite de la photo, la maison à pans de bois mais ne te méprends pas, elle ne date ni du 14èè, ni du 15è siècle mais bien du 19è. C’est une très belle demeure qui était jadis une teinturerie.
Mais je reviens à mon garage à vélos tout neuf, avec ses portes battantes peintes en blanc. C’est un petit coin charmant ici, avec l’Yèvre qui coule et s’en va dans la direction opposée où je vais pour gagner le centre-ville, attraper la place du Mail, avec ses arbres autour et son parking au milieu autour duquel on peut tourner.
C’est sur cette place, chère maman, mais te l’ai-je peut-être déjà dit, qu’une marchande de glaces s’installe ici l’été, dans son camion Miko jaune et vend, l’hiver des châtaignées grillées qui restent au chaud sous des sacs de toile de jute.
Le garage à vélos permet aussi quelques rencontres, des bonjours, des bonsoirs, des têtes connues que l’on croise, avec qui je bavarde parfois, ils m’accompagnent dans mes errances vierzonnaises, certains s’attablent avec moi. Pas plus tard que mardi, au café National et encore jeudi, au café du Mail.
J’ai tant d’autres choses à te montrer de ce cette ville, ma chère maman, que parfois, je ne sais plus par quoi commencer ! Mais promis, je t’en garde pour une prochaine lettre.
Dis à papa que je m’occupe très bien de mon vélo.
Je vous embrasse.
Votre petite Vierzonnais à travers le temps.
R.B.
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