Djamila Kaoues a souhaité créer une série associant l’un des portraits de Vierzonitude à un texte littéraire
« Non pas une simple légende, mais un récit intime, une fiction inspirée par l’émotion que dégage la photographie, une plongée dans la vie imaginée de la personne saisie par votre objectif »
Ainsi, Djamila Kaoues s'inspire librement des photos existantes
Peut-être que le voyage n'est qu'un prétexte.
Le prétexte d'une rencontre : celle d'un silence et d'un nom qui se décline en quatre temps, comme un poème où chaque strophe mène un peu plus profondément vers la parenthèse où le
temps s'oublie.
Vierzon. Le premier panneau est une annonce, une simple information.
Vierzon. Le second est un rappel, plus intime, comme un nom chuchoté à l'oreille.
Vierzon. Le troisième est une invitation. Il ne désigne plus une halte, mais la chaleur d'un seuil familier. Il appelle, pressant, à descendre du train.
Vierzon. Le quatrième est l'accomplissement.
La gare a déposé son tumulte. Dans le silence retrouvé, bercé par la pénombre des projecteurs éteints, le banc vous attend. Il n'est pas vide, il vous est promis. Ces trois places sont les trois
notes d'un accord parfait, une assise pour le corps, pour l'âme et pour le regard.
Car ici, à Vierzon, l'arrêt n'est pas un renoncement. Il est la réponse à une invitation murmurée.
Nous sommes ceux qui descendent à Vierzon. Non pour traverser, mais pour l’habiter ; pour répondre à l’appel de ce seuil et faire de ce quai notre maison.
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