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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Pourquoi ils ont signé le manifeste : Toufik Drif

Publié par vierzonitude sur 1 Décembre 2025, 10:49am

Nous ne sommes pas toujours d'accord et c'est un euphémisme, avec Toufik Drif, adjoint à la maire délégué aux affaires scolaires, à l'enfance et à la vie associative


Mais sur les valeurs essentielles, dont celle de combattre à tout prix l'extrême droite à Vierzon, nos points de vue se rejoignent
Il nous explique pourquoi il a signé le manifeste

Pourquoi ils ont signé le manifeste : Toufik Drif

𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐚𝐯𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞́ 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞  𝐚̀ 𝐕𝐢𝐞𝐫𝐳𝐨𝐧 ?
J’ai signé ce manifeste en tant que citoyen parce que, dans le contexte actuel, il constitue un acte de clarification démocratique.
L’extrême droite n’est pas une option dans le champ républicain : c’est une idéologie qui remet en cause les fondamentaux du vivre-ensemble, l’État de droit, et les principes mêmes de la citoyenneté.
Vierzon est un territoire qui repose sur une architecture sociale fondée sur l’inclusion, l’égalité d’accès aux droits, et une certaine idée de la cohésion territoriale.
L’extrême droite, elle, développe un discours de fragmentation identitaire, incompatible avec l’ADN de notre ville. Signer ce manifeste, c’est acter publiquement que je refuse que Vierzon serve de plateforme d’expérimentation populiste, où une vision politique structurée autour de la peur, du clivage et de la désignation d’ennemis intérieurs puisse s’installer. C’est une ligne rouge démocratique, tout simplement.


𝐏𝐞𝐧𝐬𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐢𝐝𝐞́𝐞𝐬 𝐥𝐚̀, 𝐚̀ 𝐕𝐢𝐞𝐫𝐳𝐨𝐧 ?
C’est indispensable, parce que l’extrême droite exploite les vulnérabilités sociales, non pour proposer une transformation structurelle, mais pour imposer une lecture simplificatrice, émotionnelle et stigmatisante des enjeux.
Sa stratégie repose sur trois mécanismes politiques connus :
1. la captation de la colère sociale,
2. la redirection de cette colère vers des groupes désignés comme fautifs,
3. la substitution du débat démocratique par le réflexe identitaire.
À l’inverse, la réponse progressiste repose sur la production de politiques publiques, la consolidation des services de proximité, et la recherche d’un équilibre territorial. Nous transformons l’indignation en action publique. L’extrême droite la convertit en ressentiment.


𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐢𝐝𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐝𝐢𝐞𝐧 ?
On observe une montée des signaux faibles : banalisation de propos discriminants, relayeurs d’extrémisme culturel, glissement du débat public vers des thématiques identitaires.
Quand des colistiers publient des contenus racialisants — “grand remplacement”, “retournez au bled” — on n’est pas dans l’accident individuel : on est dans la matrice idéologique de leur formation politique.
Ce type de discours vise une chose : déplacer le curseur du tolérable, installer un climat de suspicion généralisée, et construire une norme sociale où l’exclusion devient acceptable.
C’est précisément ainsi que se construit l’espace d’expansion des extrêmes. Il est de notre responsabilité de déconstruire ces logiques de déshumanisation avant qu’elles ne s’ancrent durablement.


𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐨𝐮𝐬, 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐞́𝐡𝐢𝐜𝐮𝐥𝐞 𝐥’𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞, 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐬 𝐫𝐚𝐜𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 ?
Elle véhicule une conception de la société fondée sur :
- la segmentation ethnique,
- la hiérarchisation implicite des citoyens,
- la rupture avec l’universalisme républicain,
- la création d’un imaginaire d’insécurité identitaire et un récit politique construit sur la désignation permanente d’un “autre” à exclure.
Ces posts révélateurs ne sont pas des maladresses : ce sont des marqueurs idéologiques, des éléments de langage propres à un projet qui repose sur la polarisation sociale.
Une formation politique qui construit son discours sur l’exclusion ne peut pas prétendre gérer une collectivité où la première exigence, c’est la garantie de l’égalité des droits et de l’accès
aux services publics pour tous. Insulter une partie des Vierzonnais, c’est démontrer son incompétence à représenter la communauté tout entière.


𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐚𝐠𝐢𝐬𝐬𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐫𝐠𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 “𝐨𝐧 𝐧’𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐚𝐲𝐞́ 𝐥’𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞” ?
Cet argument relève du populisme expérimental : il mélange frustration sociale et amnésie politique.  On sait très bien ce que produit l’extrême droite aux responsabilités : effondrement de la
gouvernance, polarisation maximale, clientélisme, attaques contre les contre-pouvoirs, et surtout incapacité à stabiliser un territoire ou à produire des politiques publiques crédibles.
“Essayer” une idéologie qui remet en cause l’égalité citoyenne n’a rien d’une innovation politique : c’est un risque systémique.
La colère peut être légitime mais la confier à l’extrême droite, c’est la transformer en outil de rupture démocratique plutôt qu’en moteur de transformation sociale.

 

𝐀̀ 𝐕𝐢𝐞𝐫𝐳𝐨𝐧, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐭𝐨𝐩𝐩𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞́𝐫𝐢𝐯𝐞 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧𝐞 𝐬’𝐞𝐧𝐫𝐚𝐜𝐢𝐧𝐞. 𝐋𝐚 𝐛𝐚𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐠𝐫𝐚𝐯𝐞.


Nous avons, c’est vrai, des divergences de fond avec d’autres composantes de l’arc républicain. C’est normal, c’est même l’essence d’une démocratie vivante : des visions différentes, des priorités distinctes, des analyses parfois opposées.
Mais nous partageons malgré tout un socle commun qui nous distingue radicalement de l’extrême droite : le respect des règles démocratiques, l’acceptation du débat contradictoire,
la loyauté institutionnelle et le refus des logiques de rupture identitaire et de polarisation permanente.
C'est d'ailleurs cela qui a permis notamment à Nicolas Sansu de remporter les élections législatives anticipées de 2022.
J'ai moi-même voté pour Jacques Chirac au second tour des présidentielles de 2002, puis pour Emmanuel Macron lors des seconds tours de 2017 et 2022. Non sans douleurs, évidemment ! Mais pourquoi ?! Parce que le front républicain n’est pas un réflexe partisan :
c’est un devoir civique, une ligne de protection démocratique, un engagement moral face à un danger qui n’a jamais changé de fond, même quand il change de stratégie ou de façade.
Jamais je ne me tromperai, ni jamais je ne tremblerai au moment de glisser mon bulletin face à l’extrême droite. C’est une question de principe, pas de confort politique. Mais cela ne signifie pas que nous signons des chèques en blanc à quiconque. Le front républicain protège la démocratie ; il ne dispense personne de rendre des comptes, ni de rester fidèle à ses engagements.
J’espère que ce réflexe républicain perdurera, parce que sans lui, c’est l’équilibre même de notre démocratie qui vacille.
Autrement dit, nous pouvons nous confronter sur les politiques publiques, mais nous nous retrouvons sur l’essentiel : la défense du cadre républicain, de l’État de droit, d’un débat politique fondé sur des faits et non sur la peur, et le refus clair des méthodes de
confrontation, de manipulation émotionnelle et de stigmatisation qui constituent le cœur du logiciel de l’extrême droite.


𝐋𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐭𝐞́ 𝐬𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭-𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐡𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞 ?
Oui, et c’est logique. Ce sont des sujets centraux pour les habitants, et il serait irresponsable de les minimiser. La sécurité et la propreté structurent directement le cadre de vie, le ressenti, l’image de la ville. Elles touchent à ce que chacun voit, vit, éprouve, chaque jour.
Trois raisons expliquent leur importance :
1. Ce sont des préoccupations immédiates
Les habitants jugent leur ville par ce qu’ils constatent : un quartier propre, une rue apaisée, un espace public où l’on se sent en sécurité. Ce sont des repères concrets du vivre-ensemble.
2. Il existe de fortes attentes et une demande de réactivité
Certains espaces demandent plus de présence humaine, plus de réactivité, plus d’adaptation. Il faut l’entendre et l’assumer.
3. Le contexte national pèse lourd
La fragilisation des services publics nationaux — police, justice, éducation, santé — crée une pression sur les collectivités, alors même que ces compétences ne sont pas les nôtres.
Et bien sûr, l’extrême droite instrumentalise ces thèmes, exagère, simplifie, dramatise pour alimenter un récit de peur et justifier son logiciel autoritaire. Mais notre rôle n’est pas d’agiter : c’est d’agir.
Et en tant qu’élu, je veux être transparent : tout n’a pas été parfait, et je l’assume. Ces politiques évoluent, demandent des ajustements, des réorientations permanentes. Nous
avons progressé sur certains points ; nous devons faire mieux ailleurs.
La différence fondamentale, c’est que nous assumons nos responsabilités : nous améliorons ce qui relève de la commune ; nous corrigeons ce qui doit l’être ; nous renforçons ce qui peut l’être ; et nous exigeons de l’État qu’il assume enfin ses missions régaliennes.
Nous refusons de laisser croire — comme le fait l’extrême droite — qu’une mairie peut compenser la pénurie de policiers nationaux, la saturation de la justice, ou le retrait de services publics essentiels.
C’est cela, une gouvernance lucide : gérer ce qui relève du local ; interpeller l’État sur ce qui est de son ressort ; refuser les illusions dangereuses qui laissent croire qu’une ville peut tout régler seule.
Nous faisons de la politique réelle, cohérente, efficace. Eux se contentent d’accuser, de simplifier et de déresponsabiliser.


(Photo issue de la page facebook de la ville de Vierzon et retouchée par Vierzonitude)

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L
Quelle honte cet élu soit disant communiste qui revendique d'avoir voté Chirac en 2002,et pour la retraite à 67 ans et l'envoi de soldats français en Ukraine en 2017 et en 2022.<br /> Car faire barrage,cela n'existe pas!<br /> Quand on vote pour un candidat,on vote pour son programme et ce qu'il représente!<br /> Que pense Toufik Drif du martyr des gilets jaunes,de l'augmentation des prix de l'énergie depuis 2022 et la guerre contre la Russie?<br /> Que pense mr Drif des 8 ans de martyr de notre France?<br /> Serait ce d'après lui le fait du Front National?<br /> Qui veut envoyer nos soldats en Ukraine?<br /> Le RN?Non!<br /> Qui dilapide l'argent des français au profit du régime le plus corrompu du monde?<br /> Le RN?Non!<br /> Qui détruit les conquis sociaux des français en application des Grandes Orientations de Politiques Économiques de l'Union Européenne?<br /> Le RN?Non!<br /> Alors que se faux communiste,mais vrai de vrai Macron compatible assume ses votes et ses positions!Et qu'il cesse de prendre ses électeurs et ses administrés pour des demeurés!<br /> Allez Mr Drif,l'argent des contribuables que vous percevez chaque mois en tant qu'élu et en tant que collaborateur d'élu vous impose un devoir.<br /> LA CLARTÉ!<br /> Avoir voté Macron en 2017,passons.<br /> Mais avoir récidivé en 2022,et en 2024 en ayant fait réélire des Borne,Darmanin,Pannier Runnacher,Dominique Voynet,François Hollande,........et bien d'autres maltraitants,cela s'appelle une FORFAITURE POLITIQUE,de la complicité et de la collaboration.<br /> Macron compatibles du NPA jusqu'aux républicains de Wauquiez,Retailleau et Xavier Bertrand,BAC JAUNE!<br /> EN MARS 2026,TOUFIK DRIF ET SA CLIQUE,dans l'opposition et dans le vrai monde du travail!<br /> Vite de l'air!
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