La sécurité, préoccupation majeure des citoyens, si l'on en croit le résultat d'un sondage, est un thème qui est récurrent dans la campagne des municipales à Vierzon.
La liste d'extrême-droite en a fait son fond de commerce, "sécurité et mieux-vivre", en oubliant de mentionner, comme l'a fait Patrick Cohen, ce jeudi matin sur France Inter, que "les maires ont très peu de pouvoir en matière de sécurité, sauf celui d'investir dans des polices municipales."
Un policier national en disponibilité qui nous parle de sécurité à tout bout de champ, on peut le comprendre.
Mais le même est soudain silencieux sur la nécessité d'un nouveau commissariat à Vierzon. Normal, car on ne peut pas d'un côté réclamer plus de moyens au ministère de l'intérieur, et préparer, comme candidat à la mairie, une stratégie sécuritaire à grands frais.
Il y a, en France, 28.000 policiers municipaux dans environ 4.000 communes. 80% sont armés. Comme le veut le candidat policier, non seulement armer la P.M., étendre ses horaires de service, la renforcer et créer une vraie videosurveillance, avec quelqu'un, 24 heures sur 24, devant les écrans. A la différence d'aujourd'hui,, où la vidéosurveillance n'est utilisée qu'en cas de délits et sur réquisition.
La police municipale coûte deux milliards d'euros par aux villes qui en possèdent une. Et à Vierzon, le projet de la liste d'extrême-droite n'a pas encore été chiffré. Pourtant, d'un coté, les partisans du tout sécuritaire veulent à la fois restreindre les dépenses mais veut délier les cordons de la bourse en matière de sécurité sur laquelle la liste a bâti son socle électoral.
(illustration générée par l'IA)
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