Une chose est sûre avec ces élections municipales : les historiens locaux auront de quoi s'en mettre sous la dent. Car c'est historique, le Parti communiste vient de passer la main. Après avoir suspendu son député à cause d'une plainte pour harcèlement déposée contre lui, le Parti a désigné une tête de lise qui n'est pas issue de ses rangs.
Ce n'était pas arrivé depuis mai 1925, à cette époque, Vierzon-Villages est une commune à part entière et la section française de l'internationale communiste présente une liste. Elle sera minoritaire. Quatre ans plus tard, Georges Rousseau, communiste est élu maire de Vierzon-Villages. Et en signe de victoire, il hisse le drapeau rouge sur la mairie, il se fera taper sur les doigts par le Préfet.
Depuis, toutes les têtes de liste présentées par le PC étaient communistes. En 1937, Georges Rousseau, encore lui, est élu maire du grand Vierzon, après la réunification des quatre communes. A chaque élection, le P.C présente un candidat. Léo Mérigot et Fernand Micouraud sont élus. François Dumon essaie deux fois sans succès. Nicolas Sansu est élu.
Puis il cède son siège en 2022 à Corinne Ollivier, encartée au P.C Et devant l'absence de têtes de liste encartées, c'est Maryvonne Roux qui est désignée par l'appareil communiste sauf qu'elle n'y appartient pas. Le Parti communiste a perdu Vierzon. Même si on sait que la tête de liste, si elle est élue, devra adopter la ligne.