Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Quelle figure tutélaire pour Vierzon ?

Publié par vierzonitude sur 8 Janvier 2026, 14:15pm

Quelle figure tutélaire pour Vierzon ?

Vierzon a toujours connu  « une figure » politique locale. 
Georges Rousseau, par exemple, premier maire du grand Vierzon en 1937, déporté pendant la guerre et réélu maire en avril 1945 alors qu’il n’est pas encore rentré de captivité.
Plus tard, dans la même veine communiste, c’est un chirurgien, Léo Mérigot qui tiendra la ville pendant 18 ans de 1959 à 1977 avant d’être remplacé par une autre grande figure tutélaire du communisme vierzonnais, Fernand Micouraud, ouvrier à la Précision moderne et qui deviendra, sans la moustache, le Peponne vierzonnais.
Dans l’ombre du conseil municipal, un instituteur devenu député de la vague rose, en 1981, étonnera son monde en chipant la mairie de Vierzon aux communistes en 1990. 
Sans doute s’était-il préparé depuis longtemps à conquérir le pouvoir, peu importe la manière. Il emmènera avec lui, une autre figure du centrisme vierzonnais, et de son histoire, Max Albizzati, un bâtisseur issu d'une famille d'immigrés italiens et qui bâtira un empire industriel dans le bâtiment. 
A eux deux, ils formeront un binôme, parfois bancal mais qui durera tout de même dix-huit ans.
En 1990, un jeune homme, Nicolas Sansu, fils de Michel Sansu, maire adjoint aux sports dans la municipalité précédente se fait sans doute la promesse de venger le parti communiste. Il s’y emploie et se prépare pendant dix-huit ans à reprendre la mairie. Il y arrive en 2008, puis sur son strapontin de maire, il accède à l’étage supérieure de député.
Tout ceci pour dire, qu’au fil de l’histoire politique vierzonnaise, des figures se sont détachés du tableau, des personnages ont émergé, se sont préparés, ils se sont forgés, ils se sont imaginés à la place qu’ils ont occupé.
Or, brutalement, Vierzon n’a plus de figure tutélaire. Aucune évidence n’est sortie du chapeau, quand il a fallu remplacer au pied levé la maire de Vierzon, Corinne Ollivier. 
Le choix de la nouvelle tête de liste n’est pas un choix naturel car depuis 2020, aucun élu ne s’est mis en avant, aucun élu ne s’est positionné naturellement pour succéder à Nicolas Sansu, que ce soit dans son propre parti ou dans d’autres d'ailleurs. 
Pour cela, il aurait fallu anticiper. Certains espèrent devenir maire parce qu’ils s’intéressent à Vierzon depuis six mois. Cela ne fait pas une aura politique.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Articles récents