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Vierzonitude

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Jacques Brel n'est pas mort, il sera au café O'Berry vendredi soir avec Koclair

Publié par vierzonitude sur 28 Mai 2025, 13:12pm

Non, Jacques Brel n'est pas mort et il vit à Vierzon ! Au café O'Berry, vendredi 30 mai à 20 heures, Koclair et Jérémy Brun proposent un spectacle musical intitulé "Se sentir vivre", une plongée dans l'univers de Jacques Brel dont le fantôme se cogne toujours à nos murs alors a-t-il vu Vierzon ou pas ? Nous avons interviewé Koclair sur son choix à propos de Brel.

Jacques Brel n'est pas mort, il sera au café O'Berry vendredi soir avec Koclair

Pourquoi avoir choisi Jacques Brel ?

J’ai commencé la musique par la guitare et le rock en écoutant très peu de chanson française et puis à l’adolescence, amené par la pratique de la guitare, j’ai découvert Brassens puis la poésie de Ferré. Et un jour à la télé, il y a une retransmission de « Ces gens là » Olympia 66 je pense. Et là le choc, l’interprétation, la voix et surtout l’incarnation de ses chansons, de ses personnages.

J’ai plongé dans son univers. Il m’a suivi après tout au long de ma vie avec des chansons qui m’ont collé à la peau. « Les vieux », « la chanson des vieux amants » « Mathilde », « Jef ». Mais en tant que musicien et chanteur, je n’ai jamais osé chanter Brel. Le poids de son interprétation je pense. Alors quand j’ai voulu dans le cadre de mes ateliers d’écriture de chansons avec la médiathèque d’Issoire rendre hommage à un artiste, j’ai pensé immédiatement à Brel. Le moment était venu.

 

Son interprétation est incarnée, comment comptez-vous vous démarquer pour proposer autre chose ?

Dès le départ, je savais qu’il ne fallait surtout pas essayer d’imiter ses interprétations. Et le but dans le spectacle était à la fois de montrer la modernité des chansons de Brel tant en musique que sur les textes mais aussi de le rapprocher de ma propre sensibilité et mon univers en tant qu’auteur compositeur. Avec Jeremy Brun, nous essayons de nous approprier les chansons retenues et de proposer musicalement un angle différent. Bien entendu, c’est aussi un travail pour moi sur l’incarnation et l’interprétation d’une chanson pour les rendre intense sans faire de la pâle copie...

 

Vous considérez Brel comme votre guide, en quoi vous a-t-il permis de choisir un chemin ?

Je pense que son influence principale sur moi est sur son écriture qui est très musicale, très directe. Le choix de ses mots qu’il sait en même temps appuyé en les interprétant. Le roulé des R, la force sur les T ou P qui vient aussi de ses origines flamandes. Finalement son écriture est très moderne et on pourrait la rapprocher de l’écriture de slam. Il y a aussi son sens de l’image, de la métaphore qui est très poétique.

Et ses messages bien entendu, avec lesquels je ne suis pas toujours d’accord mais il est très cohérent de ses premières chansons à ses dernières. C’est un modèle d’artiste intègre et unique. Finalement il a toujours suivi son propre chemin artistique sans essayer de copier ou de suivre les modes et c’est ce qu’il fait qu’il est intemporel.

 

Il semble que Brel soit indémodable, quand on voit les réinterprétaions de ses chansons. Quel type de modernité allez vous apporter à ses textes lumineux et profonds ?

Il y aura une modernité sur le plan musical. Nous allons tout réinterpréter en piano/guitare/voix et des programmations électroniques parce que Jeremy a un univers électro. Cela va forcément éloigné des versions de Brel très orchestrées. Nous faisons des « citations » musicales de chansons pour appuyer la conférence et certaines seront presque livrées sur un parlé/chanté/slamé. Nous essayons d’emmener des chansons sur des arrangements différents, pour appuyer notre propose dans le spectacle par exemple nous chantons NE ME QUITTE PAS en trois langues (français, anglais, espagnol) avec une partie chanson, puis jazz puis musique latine. C’est musicalement très riche avec des inspirations classiques mais aussi très jazz, cela laisse plein de possibilités.

 

Vous proposez une conférence-chantée, racontez-nous votre projet

Le projet initial était de parler, en tant qu’animateur d’ateliers chansons, de l’écriture très auto-biographique de Brel, de rapprocher ses textes du contexte dans lequel il les a écrit et de parler de ses « techniques » pour en extraire la modernité. Et puis en découvrant sa vie, en étudiant son parcours, j’ai décidé d’axer l’écriture du spectacle sur la construction de l’artiste, de ses idées, ses visions du monde, son enfance. Comme il le dit si bien, sa vie est dans ses chansons.

Et dans ce spectacle, je parle aussi personnellement de mon rapport à l’auteur compositeur Brel. Je parle des cordes sensibles qu’il a fait vibrer et par extension celles qu’il fait vibre chez les gens. Même si tout au long du spectacle, je donne des éléments factuels, c’est aussi ma vision de l’artiste que je donne.
 

Pourriez-vous nous citer vos cinq titres préférés de Brel ?

Cinq chefs-d'œuvre : Les vieux, Ces gens-là, Orly, La chanson des vieux amants, Au suivant.

 

Vierzon est connue grâce à la chanson Vesoul. Comment interprétrez vous le texte parce qu'ici, à Vierzon, la chanson a été longtemps honnie ?

Cette chanson sur un amour malheureux ou un amant malheureux est encore une fois la preuve du choix des mots de Brel. Je pense que le choix de Vierzon et Vesoul est à la base un choix phonétique et musical avec les allitérations des deux noms.

C’est dommage que les Vierzonnais aient pris Vesoul pour une chanson sur l’ennui et les villes de province Brel aimait ancré ses chansons dans une réalité et citait très souvent des noms de villes. Sur la cadence de la chanson, c’était plutôt un exercice de diction. Surtout c’est dommage de ne pas avoir profité de la chanson pour parler de Vierzon justement. Finalement, c’est une superbe promotion intemporelle.

 


Production : OSTINATO PRODUCTIONS 63
 

Jacques Brel n'est pas mort, il sera au café O'Berry vendredi soir avec Koclair

Chanteur et pianiste d'Issoire

Pourquoi avoir choisi Jacques Brel ?

J’ai commencé la musique par la guitare et le rock en écoutant très peu de chanson française et puis à l’adolescence, amené par la pratique de la guitare, j’ai découvert Brassens puis la poésie de Ferré. Et un jour à la télé, il y a une retransmission de
« ces gens là » Olympia 66 je pense. Et là le choc, l’interprétation, la voix et surtout l’incarnation de ses chansons, de ses
personnages. J’ai plongé dans son univers. Il m’a suivi après tout au long de ma vie avec des chansons qui m’ont collé à la
peau. « Les vieux », « la chanson des vieux amants » « Mathilde », « Jef ». Mais en tant que musicien et chanteur, je n’ai jamais
osé chanter Brel. Le poids de son interprétation je pense. Alors quand j’ai voulu dans le cadre de mes ateliers d’écriture de
chansons avec la médiathèque d’Issoire rendre hommage à un artiste, j’ai pensé immédiatement à Brel. Le moment était
venu.
2 - Son interprétation est incarnée, comment comptez-vous vous démarquer pour proposer autre chose ?
Dès le départ, je savais qu’il ne fallait surtout pas essayer d’imiter ses interprétations. Et le but dans le spectacle était à la fois
de montrer la modernité des chansons de Brel tant en musique que sur les textes mais aussi de le rapprocher de ma propre
sensibilité et mon univers en tant qu’auteur compositeur. Avec Jeremy Brun, nous essayons de nous approprier les chansons
retenues et de proposer musicalement un angle différent. Bien entendu, c’est aussi un travail pour moi sur l’incarnation et
l’interprétation d’une chanson pour les rendre intense sans faire de la pâle copie...
3 - Vous considérez Brel comme votre guide, en quoi vous a-t-il permis de choisir un chemin ?
Je pense que son influence principale sur moi est sur son écriture qui est très musicale, très directe. Le choix de ses mots qu’il
sait en même temps appuyé en les interprétant. Le roulé des R, la force sur les T ou P qui vient aussi de ses origines
flamandes. Finalement son écriture est très moderne et on pourrait la rapprocher de l’écriture de slam. Il y a aussi son sens de
l’image, de la métaphore qui est très poétique. Et ses messages bien entendu, avec lesquels je ne suis pas toujours d’accord
mais il est très cohérent de ses premières chansons à ses dernières. C’est un modèle d’artiste intègre et unique. Finalement il a
toujours suivi son propre chemin artistique sans essayer de copier ou de suivre les modes et c’est ce qu’il fait qu’il est
intemporel.


4 - Il semble que Brel soit indémodable, quand on voit les réinterprétaions de ses chansons. Quel type de modernité
allez vous apporter à ses textes lumineux et profonds ?
Il y aura une modernité sur le plan musical. Nous allons tout réinterpréter en piano/guitare/voix et des programmations
électroniques parce que Jeremy a un univers électro. Cela va forcément éloigné des versions de Brel très orchestrées. Nous
faisons des « citations » musicales de chansons pour appuyer la conférence et certaines seront presque livrées sur un
parlé/chanté/slamé. Nous essayons d’emmener des chansons sur des arrangements différents, pour appuyer notre propose
dans le spectacle par exemple nous chantons NE ME QUITTE PAS en trois langues (français, anglais, espagnol) avec une
partie chanson, puis jazz puis musique latine. C’est musicalement très riche avec des inspirations classiques mais aussi très
jazz, cela laisse plein de possibilités.

5 - Vous proposez une conférence-chantée, racontez-nous votre projet
Le projet initial était de parler, en tant qu’animateur d’ateliers chansons, de l’écriture très auto-biographique de Brel, de
rapprocher ses textes du contexte dans lequel il les a écrit et de parler de ses « techniques » pour en extraire la modernité. Et
puis en découvrant sa vie, en étudiant son parcours, j’ai décidé d’axer l’écriture du spectacle sur la construction de l’artiste, de
ses idées, ses visions du monde, son enfance. Comme il le dit si bien, sa vie est dans ses chansons. Et dans ce spectacle, je
parle aussi personnellement de mon rapport à l’auteur compositeur Brel. Je parle des cordes sensibles qu’il a fait vibrer et par
extension celles qu’il fait vibre chez les gens. Même si tout au long du spectacle, je donne des éléments factuels, c’est aussi ma
vision de l’artiste que je donne.
6 - Pourriez-vous nous citer vos cinq titres préférés de Brel ?
5 chefs-d’oeuvre :
- LES VIEUX
- CES GENS LA
- ORLY
- LA CHANSON DES VIEUX AMANTS
- AU SUIVANT
7 - Vierzon est connue grâce à la chanson Vesoul. Comment interprétrez vous le texte parce qu'ici, à Vierzon, la
chanson a été longtemps honnie.
Cette chanson sur un amour malheureux ou un amant malheureux est encore une fois la preuve du choix des mots de Brel. Je
pense que le choix de Vierzon et Vesoul est à la base un choix phonétique et musical avec les allitérations des deux noms.
C’est dommage que les Vierzonnais aient pris Vesoul pour une chanson sur l’ennui et les villes de province Brel aimait ancré
ses chansons dans une réalité et citait très souvent des noms de villes. Sur la cadence de la chanson, c’était plutôt un exercice
de diction. Surtout c’est dommage de ne pas avoir profité de la chanson pour parler de Vierzon justement. Finalement, c’est une
superbe promotion intemporelle.
8 - Vous savez que vous ne pouvez pas ne pas passer par Vierzon. Vous comptez venir y jouer ? Voilà, si vous avez des
choses à ajouter, n'hésitez pas je me débrouillerai. Pouvez vous me faire parvenir l'affiche des photos, votre nom,
prénom, parcours, lieu...

Nous terminons l’écriture et la mise en scène actuellement. La première aura lieu le 12 avril à Issoire. Nous avons des dates qui
se profilent en fin d’année notamment en Bretagne et en effet nous aimerions le jouer à Vierzon, C’est une conférence qui va je
pense s’orienter vers un spectacle plus que vers une conférence. Il y a une volonté de faire aimer Brel artiste. C’est une
proposition finalement qui mélange, conférence, spectacle musical et concert et qui me tient à coeur et qui peut être diffusée un
peu partout. Et en tant qu’artiste, c’est un enrichissement personnel de plonger dans l’univers des textes et de la musique de
Brel.
Production : OSTINATO PRODUCTIONS 63

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Avant. Vierzonitude c'était la vie publique, la citoyenneté, c'était comprendre la ville, les relations entre nos dirigeants et leurs décisions. C'était pouvoir agir sur la vie de la ville. <br /> Maintenant, c'est presque seulement l'album noir et blanc des actualités d'une association locale au rayonnement peu mesurable. <br /> Désormais, la parole est plus limitée, préservons l'assoc, espérons la salle bien insonorisée, respectueuse des alentours, tout va bien à Vierzon.
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