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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


3) Les aventures de la Sem-Territoria : "trop peu de levier pour aider le commerce", alors à quoi sert-elle ?

Publié par vierzonitude sur 13 Novembre 2015, 10:10am

Aveu d'échec : cinq ans plus tard, le directeur de la Sem-Territoria regrette d'avoir "trop peu de levier pour aider le commerce." Alors, quelle est l'utilité de la Sem-Territoria ? Qui, en plus, va se faire piquer le bébé des aménagements en centre-ville par le plan de rénovation urbaine ? A quoi cela sert-il de payer 150.000 euros de fonctionnement et d'animation pour une société d'économie mixte qui ne peut rien faire pour le commerce de Vierzon ?

Dans la presse locale, nous sommes heureux de lire, enfin, un bilan après cinq années de gestion de la Sem-Territoria en centre-ville. En voiture ! Ça décoiffe. On se rassure en se disant que le bilan annuel de 2014 de la Sem sera présenté en décembre. Rappelons, comme le dit la presse locale, qu'en 2013, le déficit était de 2,7 millions d'euros et que vu le peu d'activité de la Sem en 2015, le trou doit approcher celui de la sécu.

Et en plus la Sem se plaint en arguant que le million d'euros annuel que doit lui verser la ville est un fantasme. 800.000 euros en 2014, et moins en 2015. Encore heureux vu l'activité de la Sem et les résultats. Macron veut récompenser les fonctionnaires au mérite, qu'en sera-t-il de la Sem ? D'ailleurs, le constat est clair :

"Pour réduire le déficit, les ambitions ont été revues à la baisse". Ah bon, il y avait des ambitions ? "Il n'y a plus d'accueil physique sans rendez-vous rue Voltaire". Il faut dire que le maison des projets est une boîte à courants d'air qui ne produit que du vent. "De quatre personnes en 2010, l'équipe est passée à une personne". Normal, la Sem a eu les yeux plus gros que le ventre dès le départ. En somme, la Sem bricole ce qu'elle peut avec ce qu'elle a.

"Selon le directeur, c'est le portage foncier et les acquisitions qui coûtent le plus cher." Ah bon, la Sem s'imaginait tout acheter une poignée de cerises et ne pas payer d'impôts ? Mais, ce ne sont pas des choses qui se prévoient, ça ?

"Le budget annuel est consacré à des études réalisées". On serait très heureux de les consulter.

Le fonctionnement et l'animation représentent 15%, on imagine d'un million d'euros, soit 150.000 euros. On se plaint à Vierzon que les dotations d'Etat baissent mais la ville n'hésite pas à financer un panier percé.

3) Les aventures de la Sem-Territoria : "trop peu de levier pour aider le commerce", alors à quoi sert-elle ?

Lu dans la presse locale : "En 2010, l'avenue de la République était encore composée de nombreuses boutiques fermées. L'objectif était d'abord de "redonner un vrai centre" selon les termes de Freddy Toinette, le manager de la Sem. Aujourd'hui, ses chiffres " le secteur est passé de 27 % de locaux vides à 9 %." Il donne l’exemple de la boutique de vêtements Ar Mod, qui a pu s’installer au rez-de-chaussée du numéro 30, parce que la Sem a racheté l’immeuble entier. « Certes, l’étage nous reste aujourd’hui sur les bras, mais enfin, ce local n’est plus vide », se satisfait le directeur."

Si quelqu'un a trouvé "un vrai centre", à cette ville, qu'il nous l'apporte. Quant aux locaux vides, rappelons que la Sem Territoria a acheté des locaux (surtout pour des magasins de vêtements) à tour de bras avec l'argent du contribuable, qu'elle a réalisé les travaux pour les louer. Un nouveau magasin s'apprête à quitter la rue Joffre (Charles) pour s'installer dans des locaux (de la Sem-Territoria). On aurait aimé que la Sem ait ce même enthousiasme lorsque Myriam a du quitter son local (l'ex-Grande-Fabrique) avenue de la République. Il a fallu une mobilisation de citoyens pour qu'elle ne se retrouve pas à la rue !

Lu dans la presse : "Les 9 % correspondent à « des problématiques privées compliquées », ou à des emplacements correspondant à des projets qui font l’objet quasi-systématique de refus des banques. « C’est le cas du National, place Aristide-Briand. Selon elles, les nouveaux bars n’ont plus d’avenir à Vierzon », répète Freddy Toinette."

Les banques ne croient plus donc en l'avenir de nouveaux bars (sympa pour le café du Théâtre) mais les banques croient en l'avenir d'un bowling...

Lu dans la presse : "Quant à la fédération des commerçants et artisans créée, « elle ne suffit plus et doit s’adapter à un secteur plus vaste que celui du centre-ville », annonce Patrick Rivard, directeur de la Sem. Mais l’éventuelle transformation de cette entité en un office du commerce et de l’artisanat attendra « les décisions des politiques en 2016. On ne sait encore s’il sera de la compétence de la ville ou de la communauté de communes. »

Ce qui est fascinant, dans cette analyse, c'est qu'elle montre que la Sem et les élus avec ont fait fausse route en voulant réduire le commerce au centre-ville, et surtout, le réduire dans un secteur trop riquiqui. Quant à savoir si c'est la ville ou la communauté de communes qui aura les compétences du commerce, la vraie question à se poser est celle-ci : les élus de Vierzon ou ceux de la communauté de commune sont-ils les compétences pour s'occuper du commerce ?


Lu dans la presse : "Alors qu’en 2010, on pariait sur une avenue de la République « en sens unique montant », l’avenir de cette artère est loin d’être encore tracé. Si le réaménagement de la place Vaillant-Couturier annoncé a bien été réalisé, il n’en est encore rien de la place Aristide-Briant. L’heure est plutôt à la fin des rachats de terrains en vue de mettre en place dans un an l’îlot Rollinat, au niveau de la rue Armand-Brunet. « On essaie de privilégier encore les négociations à l’amiable pour éviter les expropriations », assure le directeur."

Depuis 2008, la municipalité actuelle n'a rien tenté. La Sem, depuis 2010, n'a rien tenté non plus. Surtout, s'ils décident d'aménager l'avenue de la République comme la place du Marché au Blé, ils doivent y renoncer tout de suite ! Les fonds ont surtout été happés par le rachat des bâtiments de l’îlot Rollinat, fixette de la municipalité, on se demande bien pourquoi.

Lu dans la presse : "L’idée était d’inciter à la rénovation en proposant des aides financières, le nombre de logements indignes à Vierzon étant trop grand. Si Patrick Rivard conçoit que « vingt-quatre dossiers traités en cinq ans, ça peu paraître peu », il rappelle que « cela ne concerne aussi que le centre-ville. » Quant à la défiscalisation possible avec la loi Malraux, elle intéressait finalement peu d’opérateurs."

Donc fiasco sur toute la ligne....

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