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Vierzonitude

Le blog que personne ne lit... mais dont tout le monde parle


Régie de l'eau : vers 1.300.000 m3 d'eau vendue en 2019

Publié par vierzonitude sur 8 Décembre 2019, 07:10am

La régie de l’eau, Réavie, compte environ 13 350 contrats en moyenne pour autant d’abonnés. 8 personnes travaillent à mi-temps pour ce service (l’autre mi-temps pour le service de l’assainissement collectif) dont : 1 chef de service, 2 techniciens, 1 agent au service des impayés, 1 secrétaire, 2 chargées de clientèle, 1 chargée de facturation, 1 agent gestion financière.

Ce service a facturé, en 2018, 1 272 837 m3 d’eau environ aux usagers, en baisse par rapport à 2017 (1 292 650 m3). Pour l'année 2019, la relève n'est pas terminée, l’estimation actuelle n’est donc que partielle. La perspective de vente d’eau pour 2020 est de 1 300 000 m3. Réavie explique que « les foyers ont pris conscience de la nécessité de contenir et maîtriser cette dépense qui impacte leur budget mais aussi par conviction de préserver la ressource en eau. »

La facturation (par semestre) totale représente en moyenne 23 000 factures par an. Le coût de l'affranchissement et le routage des factures est supporté depuis cette année par la direction générale des finances publiques.

En 2020, le montant des investissements, s'établira à environ 500 000,00 euros, ils concerneront la réhabilitation du château d'eau route de Neuvy, la démolition partielle de l'ancienne usine de l'eau à Saint-Lazare, le renouvellement des canalisations d'eau route de Saint-Lazare, les raccordements d'eau potable, ainsi que des branchements plomb et tampons et bouches à clé dans diverses rues.

Réavie va aussi acquérir des compteurs pour les branchements neufs d'eau potable. Une partie de l’acquisition du plan d’eau du Bois Blanc servira de périmètre immédiat dans le cadre des prescriptions des périmètres de protection.

Par petites touches, entre les lignes, la ville de Vierzon commence à préparer les Vierzonnais à, sans doute, des investissements nouveaux en matière d... 'eau potable. Depuis la sécheresse de cet été, de la situation de crise du département de la rivière le Cher, un nouveau concept se fait jour, à Vierzon : "celui de trouver des solutions pour continuer à produire de l'eau potable", lit-on, en dernière page du magazine municipal. On sait que Vierzon pompe son eau ensuite traitée dans le Cher. Un pompage unique donc fragile (au fait, on n'entend plus parler du plan d'eau du Bois Blanc, roue de secours pour l'eau potable...)

Du coup, c'est à travers le portrait du responsable de l'agence Véolia Sologne Indre que les choses sont distillées. On sait que cet été, la canicule a fait bondir la consommation d'eau des Vierzonnais, deux mille mètres cubes d'eau supplémentaires ( de 5 à 7.000 mètres cubes par jour). "Toutes les éventualités ont été envisagées avec la ville", quant à un probable manque d'eau potable. Dommage qu'on ne puisse pas savoir quelles sont ces éventualités... Il est vrai que la sécheresse actuelle soulève des questions vierzonnaises.

A l'avenir, restera-t-on sur un unique pompage dans le Cher ou d'autres ressources peuvent-elles être envisagées ? Et si oui lesquelles ? Et surtout combien ? La ville de Vierzon avait investi dans une nouvelle usine de traitement des eaux usées, puis récemment, dans une nouvelle usine d'eau potable. Pourra-t-on, à terme, conserver un prix de l'eau raisonnable si celle-ci doit-être trouvée ailleurs ? Voire importée comme le fait la ville de Bourges ?

Le problème de l'eau potable, à Vierzon, mais pas seulement, devra forcément figurer au rang des débats citoyens. La réutilisation des eaux usées, comme évoqué dans l'article du magazine municipal, fait partie de ce débat. Mais aussi et surtout, l'usage de l'eau.

Comment utiliser l'eau en période de crise comme celle que nous traversons ? Quels usages prioritaires ? Autre question, plus touristique : est-il utile de financer un canal sans vélo si, à chaque été, le canal est privé d'une partie voire de toute son eau ? On sent que la ville de Vierzon commence à installer les jalons d'un débat. Et elle a raison. Car cette question deviendra encore plus cruciale que l'état des chaussées et des trottoirs. 

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Brochant 12/09/2019 15:47

Ah enfin paru!Y aurait une grève chez Mr Ladreit de Lacharriere,propriétaire d'Overblog?

Lucien cheval 12/09/2019 10:57

N'aurait on pas le droit de réclamer une taxe sur les piscines les climatiseurs les 4×4 et les constructions nouvelles?étrange.

Tamashek 11/09/2019 23:40

Il faut taxer les piscines des particuliers en guise d'impôt sécheresse!Tout le reste n'est que poésie!Allons messieurs les gouvernants,un peu de courage pour une fois!Instaurons une taxe sur les piscines,les climatiseurs(vrai fléau) ainsi que sur les grosses cylindrées.Et puis tant qy'on y est,une taxe sur les constructions neuves pour inciter les primo accédants à acquérir une maison ancienne et faire la chasse à l'artificialisation des terres agricoles.Vu le marché de l'immobilier à Vierzon cette mesure devrait séduire!?

Wizard 11/09/2019 10:37

En principe, le débat des priorités ne se pose pas dans une république qui a pour devise l'égalité en droit des citoyens. Etant entendu qu'en cas d'état d'urgence absolue, les droits de TOUS les citoyens seraient réduits dans les mêmes proportions au bénéfice des activités vitales des services publics.

Commentaires :

L'ancrage de la France dans une longue période pluriannuelle de sécheresse permanente ne concernera pas que la distribution d'eau potable. Seront impactés l'agriculture en général et l'élevage en particulier à l'heure où les politiques ne jurent que par la croissance, démographique notamment. Il faudra revoir également la production électrique, le parc national reposant pour l'essentiel sur le nucléaire (d'abord) et l'hydroélectrique, alors que la promotion est mise sur les véhicules électriques justement et que des esprits aux vues un peu courtes ne parlent que de monde connecté gros consommateur d'énergie.

La réflexion qui sera menée, si elle se confirme, devrait inclure les prélèvement directs des particuliers dans les nappes souterraines et phréatiques. Si les professionnels de l'agriculture sont soumis et contrôlés pour cet usage, il serait intéressant de connaitre la réalité vierzonnaise en matière de contrôle et de tarification pour les nombreux particuliers propriétaires de puits. Ce dernier point doit s'appliquer en vertu d'un décret en date de 2 juillet 2008, qui prévoit la pose d'un compteur spécifique pour chaque point de prélèvement, ou à défaut une tarification forfaitaire.

Alors se posera la question de la juste répartition des quotas et des pénalités éventuelles. Dans un contexte où une baisse de la consommation d'eau présente un véritable défi pour l'équilibre financier du gestionnaire, tout comme une baisse de la consommation électrique constituerait un grave handicap pour EDF.

Voilà un sujet d'importance qui mérite un peu plus d'attention que les sujets habituels trop souvent insignifiants.

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