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Vierzonitude

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Le taux de vacance commerciale, à Vierzon, est resté supérieur à 10% depuis 2001 

Publié par vierzonitude sur 30 Juin 2015, 11:10am

Ainsi, certaines villes dont le taux de vacance est resté supérieur à 10% depuis 2001 (Carcassonne, Châtellerault, Guéret, Nevers, Romans, Vierzon…) ou celles où ce taux a plus récemment été atteint (Alençon, Bourges, Calais, Forbach, Orange…) « se recrutent parmi les villes tirant la part la plus élevée de leurs revenus de transferts publics (pensions de retraite, transferts sociaux, salaires de la fonction publique) », indique Procos.

Le taux de vacance commerciale, à Vierzon, est resté supérieur à 10% depuis 2001 

Selon la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé (Procos), le taux de vacance commerciale a atteint 8,5% en France en 2014. En 2013, il était de 7,8%, après 7,2% en 2012, preuve que le phénomène est durable et tend lentement mais sûrement à s’intensifier.

Les vacances commerciales, entendues comme étant « l’état d’un local commercial non exploité pour une durée indéterminée », peuvent correspondre aussi bien à de simples temps morts entre deux changements d’enseigne, qu’à un véritable abandon de certaines implantations commerciales.

Les centres des grandes agglomérations restent épargnés
Selon l’échelle établie par la fédération, les villes avec une vacance comprise entre 7,5% et 10%, témoignent d’un « déficit durable de commercialité ». En 2014, 65 (contre 45 en 2013) des 200 centres-villes étudiés affichaient même des taux de vacance supérieurs à 10%, témoignant d’un véritable déclin commercial.

Toutes les villes françaises ne sont pas touchées de la même manière. Ainsi, les centres des grandes agglomérations restent bien épargnés par le phénomène, avec des vacances oscillant entre 6,8% (villes de plus de 500 000 habitants) et 7% (villes de 250 000 à 500 000 habitants).

Dans les villes moyennes (entre 100 000 et 250 000 habitants), elle s’établit à 8,7%, mais progresse plus rapidement qu’ailleurs (+2,1 points entre 2013 et 2014).

Les petites villes restent les plus touchées, avec des vacances de 9,3% (villes de moins de 50 000 habitants) et de 10,2% (50 000 a 100 000 habitants).

Départ des commerces vers la périphérie
Procos rappelle qu’en France, le parc de magasins a atteint son apogée à la fin des années 1920, avec près de 1,5 million de boutiques. Depuis, ce chiffre n’a cessé de décroître, aboutissant « en moins d’un siècle à la disparition de près de la moitié des commerces français », pour atteindre environ 850 000 commerces en 2010.

Si la faible densité de la population dans certaines zones peut expliquer en partie le phénomène, la fédération note que l’origine de la richesse économique des villes peut également avoir une influence.

Ainsi, certaines villes dont le taux de vacance est resté supérieur à 10% depuis 2001 (Carcassonne, Châtellerault, Guéret, Nevers, Romans, Vierzon…) ou celles où ce taux a plus récemment été atteint (Alençon, Bourges, Calais, Forbach, Orange…) « se recrutent parmi les villes tirant la part la plus élevée de leurs revenus de transferts publics (pensions de retraite, transferts sociaux, salaires de la fonction publique) », indique Procos.

La consommation ne suit pas la croissance des surfaces commerciales
La progression régulière du taux de vacance est également due à des phénomènes plus structurels comme l’étalement progressif des villes depuis une quinzaine d’années, avec une population grandissante dans la deuxième couronne des agglomérations, délaissant les centres-villes pour se rendre dans les zones commerciales situées en périphérie.

Enfin, Procos constate que « depuis une vingtaine d’années en France, le parc de surfaces commerciales croît à un rythme plus rapide que celui de la consommation », ayant progressé de 2,8% par an entre 1992 et 2009 alors que dans le même temps, la consommation n’augmentait en moyenne que de 1,8% par an.

Dans le même temps, la performance des magasins a stagné (-0,1% de rendement au m2) alors que les coûts d’occupation se sont accrus de 2,4% sous l’effet de la hausse des loyers, favorisant d’autant les fermetures ou le départ de certains commerces vers les zones périphériques.

Taxer les friches commerciales
Certains maires tentent néanmoins d’endiguer le phénomène. A Mulhouse, des plateformes de mise en relation des bailleurs commerciaux avec les enseignes ont été créées pour faciliter les nouvelles installations. Les communes peuvent également exercer leur droit de préemption sur les commerces vacants pour les proposer à des loyers plus attractifs, pour attirer davantage de petits commerçants, comme le fait Épernay.

Enfin, des villes comme Alençon, Calais ou La Roche-sur-Yon ont instauré une taxe sur les friches commerciales afin d’inciter les bailleurs à relouer plus rapidement leurs locaux. Mais avec le risque aussi de décourager l’investissement immobilier, relève Procos.

La nouvelle secrétaire d’Etat au Commerce, Martine Pinville, a rappelé le 26 juin que la « revitalisation commerciale dans les centres-villes est une priorité du gouvernement », indiquant qu’un décret renforçant les droits de préemption des maires et permettant l’allongement du délai dont dispose la commune pour trouver un repreneur doit sortir dans les prochains jours.

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