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Vierzonitude

Le blog dont tout le monde parle mais que personne ne lit


Deux Vierzonnais ont relié Budapest à Vierzon en vélo !

Publié par vierzonitude sur 15 Juin 2017, 19:53pm

Yvan et Françoise Delmas sont arrivés, ce jeudi à Vierzon, vers 16 heures après avoir relié Budapest à Vierzon. Vous pouvez lire l'intégralité de leur périple en cliquant sur le lien ci-dessous.

Yvan et Françoise Delmas sont arrivés, ce jeudi à Vierzon, vers 16 heures après avoir relié Budapest à Vierzon. Vous pouvez lire l'intégralité de leur périple en cliquant sur le lien ci-dessous.

Extrait.

"110 km notre record , 2096 km de vélo depuis Budapest (Budakezsi plutôt)+60 de bateau et 60 de train. Nous avions estimé 2056 km, 200 km d'écart en notre défaveur, maudit curvimètre.

Nous quittons La Grenouille de très bonne heure pour tenter de déjouer la météo qui annonce canicule et orages, à 6h nous sommes en selle. Un superbe lever de soleil sur la vallée de la Loire éclaire notre départ. Cette partie du Berry c'est le pays de l'Aubois, une région de bocage pas plate du tout, d'ailleurs le Berry c'est plat " en moyenne" mais dans chaque km il y a suffisamment de creux et de bosses pour éprouver la résistance du cycliste. Comme prévu, rouler hors pistes balisées s'avère risqué. Le premier village que nous traversons propose autour de son église 7 directions, sans panneau indicateur. On en choisit une par déduction ("ça ne peut être que ça"). La route descend beaucoup, se rétrécit et devient un chemin de terre au bout de quelques kms, ça s'achève dans un bois, avec deux fermettes. Une vieille dame en robe de chambre et bottes de caoutchouc nous renseigne pendant que son chien me lèche les mollets. Elle nous donne un raccourci par les bois qui nous évite de remonter toute la route et ça marche.

A Menetou Couture, joli donjon du XV eme, nous faisons l'impasse sur l'abbaye de Fontmorigny, mais nous découvrons que les moines vivaient de la fabrication des boulets de canon, pas très catholique tout ça. Jeanne d'Arc a séjourné dans le coin aussi.

La canicule est bien là, nous sommes dans les plaines à blé, au loin à droite les coteaux de Sancerre bordent le paysage, à gauche l'énorme masse de la cathédrale de Bourges dépasse sur l'horizon.

A Saint Martin d'Auxigny, c'est le pays des pommiers. Françoise et moi avons le même souvenir, nos parents venaient chercher des pommes ici, elles étaient alors couvertes de produits chimiques. Aujourd'hui les producteurs affichent leur approche écologique, les temps changent!

Nous passons à Berry Boui, et oui ça existe vraiment. On cuit mais il faut rouler.

Le vent d'ouest qui nous a freiner pendant 2000 km, pour qu'on ne l'oublie pas sans doute, se met à souffler comme un dingue, nous roulons à 10 à l'heure, d'un autre côté, ça rafraîchit.

A 10 km de l'arrivée, Françoise me dit, il y a un monsieur qui nous photographie, il fait comme faisait mon père. ( le père de Françoise, cycliste émérite, photographiait frénétiquement tout ce qu'il considérait comme un évènement) . En fait le monsieur c'est Doudou qui est venu nous attendre. Après les embrassades, nous lui refilons nos sacoches dans sa voiture. Ca roule mieux sans tout ce barda. A l'arrivée nous piquons un sprint que je gagne à la déloyale en grillant un stop.

Voilà c'est fini, impossible de tirer à chaud une conclusion de ce voyage, trop de choses se bousculent. Comme aurait dit un syndicaliste guadeloupéen de mon époque, c'est bien plus qu'un voyage spatio-temporel, c'est aussi un voyage intérieur. Grace à cette phrase, mes filles seront obligées d'admettre que, quoi qu'elles en pensent, je suis concerné par une certaine spiritualité.

Merci à Pascale et Doudou qui sont venus nous larguer à Budapest, ils en ont profité pour faire un tour d'Europe express qui aurait mérité un blog, ils nous ont bien fait rire avec leurs aventures.

Enfin , merci à vous tous, nos lecteurs, vos commentaires, vos échanges, mais surtout vos encouragements, nous ont porté pendant ses six semaines. Pourtant vous deviez parfois en avoir assez des clochers, des fleuves, des canaux, des forêts. On avait renoncé à scénariser notre vie de couple car nous ne nous sommes disputés ( un peu) qu'une fois en Allemagne, un jour où Françoise avait perdu son téléphone, elle voulait partir le chercher à la dernière pause, 10 km en arrière. C'est moi qui avait retrouvé le téléphone éteint dans sa sacoche et je reconnais, j'avais mal réagi. Vous êtes nombreux (ses) à réclamer la saison 2, il faudra attendre que j'ai un genou neuf et que Françoise fasse réparer ses canaux métacarpiens, nous n'avons plus vingt ans. Nous vous conseillons la série " Plus belle la vie" ça dure depuis des années et c'est plein de rebondissements.

Grosses bises à vous tous et à très bientôt.

Françoise et Yvan."

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